Trémelles et analogues


 
Auricularia auricula-judae  (Bulliard : Fries) Wettstein

Synonymes:  Auricularia auricula ; Auricularia auricularis
Nom français:  Oreille de Judas
Nom anglais: Wood-Ear ; Tree-Ear

Fructification:  sessile ou à pied rudimentaire, 2-8 cm de large et jusqu'à 4 cm de projection, en forme de bonnet, de coquille ou d'oreille, fixée latéralement au substrat ou par le sommet; à chair mince, gélatineuse-caoutchouteuse au frais, devenant cornée et dure en séchant, pouvant reprendre sa consistance initiale en présence d'eau, à odeur faible et à saveur agréable.

Face supérieure:  stérile, habituellement veinée et côtelée, veloutée-tomenteuse, brun pâle, brune ou brun rougeâtre, noircissant en séchant.

Face inférieure:  fertile, lisse à légèrement plissée, brun jaunâtre, brun rougeâtre, brun grisâtre ou brun pourpré.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, guttulées, 12-16 x 4-7 µm. Sporée blanche.

Habitat:  Habituellement en groupes sur les troncs morts de feuillus et de conifères, en été et en automne. Les individus qui ont poussé tard à l'automne peuvent se réhydrater après la fonte des neiges printanière et persister ainsi quelques temps avant de se décomposer. Commun

Comestibilité:  Comestible.
 
Références: Bes-97 p.430 (d,p) ; Bre-86 #7 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Ger-99 p.676 (d,p) ; Leb-88 p.282 (d,p) ; Phi-91 p.299 (d,p) ;  Bibliographie


 
Calocera cornea  (Batsch : Fries) Fries

Nom français:  Calocère corné
Nom anglais:  Club-like Tuning Fork

Fructification:  en forme d'aiguillon, 1-1,5 cm de long par 1-2 mm de diamètre, cylindrique ou renflée du milieu, terminée en pointe, parfois fourchue et alors terminée par deux pointes ou plus; à surface lisse, lubrifiée, jaune d'oeuf à jaune orangé; à chair gélatineuse-caoutchouteuse au frais, devenant cornée et dure au sec mais pouvant reprendre sa consistance initiale lorsque humidifiée.

Spores:  cylindriques, un peu arquées, lisses, jaunâtres (dans l'eau), certaines 1-septées, 9-12,5 x 4-4,5 µm.

Habitat:  En groupes sur le bois mort décortiqué de feuillus ou de conifères, en été et en automne. Occasionnel

Comestibilité:  Non comestible.
 
Références: Bar-99 p.103 (d,p) ; Bes-97 p.430 (d,p) ; Bre-86 #1 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Phi-81 p.263 (d,p) ; Pom-80 p.228 (d) ;  Bibliographie


 
Dacrymyces chrysospermus  Berkeley & Curtis

Synonyme:  Dacrymyces palmatus
Nom français:  Trémelle palmée
Nom anglais:  Orange Jelly ; Orange Witches' Butter

Fructification:  gélatineuse, jaune orangé à orange, débutant par une goutte irrégulière sortant du bois, prenant ensuite la forme d'une masse pétaloïde ou lobée, se transformant finalement en un amas cérébriforme pouvant atteindre jusqu'à 6 cm d'envergure, fixée au substrat par une base blanche, radicante; à chair gélatineuse-tenace, devenant plus molle avec l'âge.

Spores:  cylindriques, faiblement arquées, lisses, hyalines, 7-9 septées, 17-25 x 6-8 µm. Sporée orangée.

Habitat:  Solitaire ou en groupes sur le bois de conifères morts, très fréquent sur la section coupée de conifères abattus et abandonnés en forêt, de juillet à octobre. Commun

Comestibilité:  Comestible, mais plutôt fade dit-on.
 
Références: Bar-99 p.102 (d,p) ; Bes-97 p.431 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Ger-99 p.678 (d,p) ; Lin-81 #567 (d,p) ; Phi-91 p.300 (d,p) ;  Bibliographie


 
Dacrymyces microsporus  Karsten

Nom français:  Trémelle à petites spores
Nom anglais:

Fructification:  gélatineuse, en forme de cône monté sur sa pointe (toupie), 4-9 mm de diamètre au sommet, 5-8 mm de haut, monté sur un pied court ; le sommet du cône fertile, plat ou un peu bombé, devenant déprimé en séchant, jaune orangé, à marge assez bien délimitée ; la face latérale du cône stérile, concolore.

Pied:  rudimentaire, 1-3 mm de long par 1,5-2 mm de diamètre, jaune orangé à orange ou orange brunâtre, un peu plus foncé que la fructification mais sans transition marquée avec celle-ci.

Microscopie:  Basides en forme de diapason ; hyphes de la trame lisses, non bouclées ; hyphes de la face latérale et du pied terminées à la surface par 1-3 articles renflés en pointe de flèche (poils), jusqu'à 10 µm de diamètre, et recouverts d'un enduit gélifié qui crée l'impression que ces articles sont recouverts d'un fin duvet assez épais.

Spores:  cylindriques un peu courbées, lisses, hyalines, à paroi épaisse, devenant 1-septées avec l'âge, 7,5-10,5 x 4-5 µm.

Habitat:  En groupes ou en touffes sur le bois de conifères morts. Les spécimens illustrés ici ont été récoltés le 20 juin 2004 sur un tronc de sapin décortiqué. Rare

Comestibilité:  inconnue.

Commentaire:  Cette espèce a un sosie, Dacrymyces stillatus, conséquemment il faut recourir au microscope pour confirmer son identification. Chez Dacrymyces stillatus les spores sont plus longues et 1-3 septées à maturité ; de plus on n'y retrouve pas les articles terminaux typiques qui terminent les hyphes de la face latérale de Dacrymyces microsporus. On peut aussi confondre la présente espèce avec Guepiniopsis alpina ; au microscope cette dernière se démarque par ses hyphes bouclées.

Références:  Han-97 p.93 (c) ;  Bibliographie


 
Dacrymyces stillatus  Nees : Fries

Synonyme:  Dacrymyces deliquescens
Nom français:  Trémelle déliquescente ; Dacrymyces déliquescent
Nom anglais:

Fructification:  gélatineuse, courtement stipitée, en forme de coussin ou de bouton, 3-5 mm de diamètre ; à face supérieure (face éloignée du substrat) fertile, lisse ou ondulée-bosselée, jaune orangé à orange, à marge peu définie ; à face inférieure stérile, concolore, sans poil ; à chair gélatineuse, élastique, translucide, à odeur et saveur faibles.

Pied:  1-3 mm de long par 0,5-1 mm de diamètre, un peu plus foncé et orangé que la tête.

Microscopie:  Basides en forme de diapason, hyphes de la trame lisses, non bouclées.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, multiguttulées au début puis devenant 1-3 septées, 12,5-17 x 5-6 µm. Sporée jaune orangé

Habitat:  En groupes ou en touffes sur le bois mort, décortiqué ou non, surtout de conifères, du printemps à l'automne. Les spécimens illustrés ici ont été récoltés le 13 juin 2003 sur un tronc décortiqué de pin gris. Rare

Comestibilité:  Non comestible.

Commentaire:  Cette espèce a un sosie, Dacrymyces microsporus, conséquemment il faut recourir au microscope pour confirmer son identification. Chez Dacrymyces microsporus les spores sont plus courtes et 1-septées à maturité. (Voir le commentaire sous D. microsporus).

Références: Bes-97 p.430 (c) ; Bre-86 #4 (d,p) ; Han-97 p.93 (c) ; Phi-81 p.263 (d,p) ; Pom-80 p.226 (d,p) ;  Bibliographie


 
Exidia glandulosa  (Bulliard : Fries) Fries

Nom français:  Exidie glanduleuse
Nom anglais:  Black Jelly Roll ; Black Witch's Butter

Fructification:  gélatineuse, 0,5-2 cm de large, en forme de coussin ou de masse cérébriforme, étroitement appliquée au substrat, formant des amas accolés ou fusionnés de 0,5-1,5 cm d'épaisseur s'étalant sur 5-25 cm de longueur, s'aplatissant en séchant pour ne devenir qu'une pellicule noire et brillante d'à peine un mm d'épaisseur.

Face supérieure:  fertile, mate et recouverte d'une fine pruine blanchâtre ou bien lisse et brillante, brun rougeâtre très foncé à brun-noir, noire à maturité, à marge bien délimitée.

Face inférieure: stérile, souvent grise et poilue.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, parfois guttulées, non amyloïdes, 10-16 x 4-5 µm. Sporée blanchâtre.

Habitat:  Dispersé ou en troupes souvent confluentes, sur le bois mort de feuillus, particulièrement sur les aulnes à Sept-Îles, du printemps à l'automne. Commun

Comestibilité:  Non comestible.
 
Références: Bar-99 p.106 (d,p) ; Bes-87 p.24 (d,p) ; Bre-86 #21 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Lin-81 #563 (d,p) ; Pom-80 p.225 (d) ;  Bibliographie


 
Exidia recisa  (Ditmar : Fries) Fries

Nom français:  Exidie obconique
Nom anglais:  Amber Jelly Roll

Fructification:  gélatineuse, 1-2,5 cm de large, en forme de toupie comprimée ou de coussin au début, puis irrégulièrement plissée et un peu cérébriforme, reliée au substrat par un point d'attache central, s'aplatissant en séchant pour ne devenir qu'une pellicule brune très mince.

Face supérieure:  fertile, lisse ou ridée-alvéolée, souvent luisante, brun foncé à brun roux, à marge bien délimitée.

Face inférieure:  stérile, concolore, mate.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, parfois guttulées, non amyloïdes, 10,5-15 x 3,5-4,5 µm. Sporée blanche.

Habitat:  Dispersé ou en troupes souvent confluentes, sur le bois mort de feuillus, particulièrement sur les aulnes à Sept-Îles, du printemps à l'automne. Comme toutes les exidies, l'espèce s'observe le plus facilement dans les 24 heures suivant une période pluvieuse alors qu'elle est bien gonflée; après deux jours de temps sec elle redevient une pellicule mince qui passe facilement inaperçue. Rare

Comestibilité:  Non comestible.

Références:  Bes-97 p.432 (d,p) ; Bre-86 #23 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Han-97 p.101 (c) ; Pom-80 p.224 (d) ;  Bibliographie


 
Exidia repanda  Fries

Nom français:  Exidie étalée
Nom anglais:

Fructification:  gélatineuse, en forme de pustule ou de bouton, 0,5-2 cm de large, gonflée par temps pluvieux puis vite étalée, appliquée sur le substrat et reliée à celui-ci par un pseudo-pied central très court, s'aplatissant en séchant pour ne devenir qu'une pellicule brune très mince.

Face supérieure (opposé au substrat):  fertile, lisse et convexe par temps pluvieux, devenant vite irrégulièrement plissée et même un peu cérébriforme en perdant de son humidité, translucide et blanchâtre à beige pâle au début, puis beige brunâtre et rousse avec l'âge, à marge bien délimitée.

Face inférieure:  stérile, concolore.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, à contenu granulaire réfringent, souvent avec une grosse goutte au centre, (9,5)11-16(17,5) x 4-5 µm.

Habitat:  En troupes constituées d'individus isolés au début puis devenant accolés ou confluents, sur les troncs morts d'aulne, une autre partie du tronc étant souvent couverte de Exidia glandulosa, surtout en mai et juin bien qu'aussi observé en été. Tout comme Exidia glandulosa, l'espèce pousse probablement tard à l'automne et continue sa croissance au printemps. Comme toutes les exidies, l'espèce s'observe le plus facilement dans les 24 heures suivant une période pluvieuse alors qu'elle est bien gonflée ; après deux jours de temps sec elle redevient une pellicule mince qui passe facilement inaperçue. Commun

Comestibilité:  Non comestible.

Références:  Han-97 p.101 (c) ; Pom-80 p.224 (d) ;  Bibliographie


 
Exidia saccharina  (Albertini & Schweinitz : Fries) Fries

Nom français:  Exidie pustulée
Nom anglais:

Fructification: gélatineuse-tenace, émergeant du substrat sous forme de petites pustules qui se fusionnent pour constituer une masse cérébriforme, ondulée ou lobée, brun pâle puis brune ou brun rougeâtre, atteignant jusqu'à 10 cm d'étalement et 2 cm d'épaisseur, devenant cornée, plissée-réticulée et brun pourpre au sec.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, 11-13 x 3,5-4,5 µm. Basides cloisonnées en croix.

Habitat:  Dispersé ou en groupes sur l'écorce de conifères morts, tout particulièrement après plusieurs jours de pluie, du printemps à l'automne. Rare

Comestibilité:  Non comestible.

Commentaire:  C'est la seule exidie brune croissant sur conifères.
 
Références: Ger-99 p.674 (d,p) ; Han-97 p.101 (c) ; Pom-80 p.224 (d) ;  Bibliographie


 
Guepiniopsis alpina  (Tracy & Earle) Bresadola

Synonyme:  Guepiniopsis alpinus ; Heterotextus alpina
Nom français:  Trémelle alpine
Nom anglais:  Alpine Jelly Cone ; Golden Jelly Cone ; Poor Man's Gumdrop

Fructification:  0,3-1,5 cm de diamètre, en forme de cône ou de coussin gonflé, gélatineuse-tenace, lisse, un peu translucide, jaune vif à jaune orangé; à marge bien délimitée, parfois un peu ondulée ou cannelée; au pied plus ou moins réduit à un simple point d'attache.

Spores:  allantoïdes, lisses, hyalines, multiguttulées puis devenant 3-5 septées, 13,5-17,5 x 4,5-6 µm. Sporée jaunâtre.

Habitat:  En troupes sur les branches mortes de conifères tombées au sol, sur les branches de sapin à Sept-Îles, au printemps juste après la fonte des neiges. Commun

Comestibilité:  Sans intérêt.
 
Références: Aro-86 p.674 (d) ; Bar-99 p.105 (d,p) ; Lin-81 #599 (d,p) ; Phi-91 p.300 (d,p) ;  Bibliographie


 
Pseudohydnum gelatinosum  (Scopoli : Fries) Karsten

Nom français:  Trémelle faux-hydne
Nom anglais:  Toothed Jelly Fungi

Fructification:  gélatineuse-caoutchoutée, translucide, 3-6 cm de diamètre, 0,5-1,0 cm d'épaisseur, en forme de langue ou d'éventail; à chair gélatineuse, tendre, transparente, à odeur et saveur faible.

Face supérieure:  pubescente ou très finement rugueuse, blanchâtre à gris mouillé, puis brunâtre; à marge aiguë, ondulée.

Face inférieure:  fertile, couverte de petits aiguillons mous, blanchâtres, pointus, de 1-3 mm de long.

Pied:  parfois nul, plus souvent latéral et épais, 0-5 cm de long, 0,8-1,8 cm de large, aplati, aminci vers la base, gris-mouillé, de même texture que le chapeau.

Spores:  subglobuleuses, lisses, hyalines, non amyloïdes, 5-7 µm. Sporée blanche.

Habitat:  Solitaire ou en groupes imbriqués ou fasciculés sur les souches pourries de conifères, d'août à octobre. Occasionnel

Comestibilité:  Comestible. Selon David Arora cette trémelle serait très bonne avec du miel et de la crème; on peut aussi la faire mariner pour la consommer ensuite dans des salades.
 
Références: Bar-99 p.107 (d,p) ; Bes-97 p.432 (d,p) ; Bre-86 #19 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Lin-81 #459 (d,p) ; Phi-91 p.300 (d,p) ;  Bibliographie


 
Syzygospora mycetophila  (Peck) Ginns
 
Synonymes:  Christiansenia mycetophila ; Tremella mycetophila
Nom français:  Galle des collybies
Nom anglais:  Collybia Jelly

Fructification:  constituée d'une couche de 0,1-0,5 mm d'épaisseur, gélatineuse, cireuse, crème jaunâtre,  recouvrant des excroissances cérébriformes, aussi gélatineuses, de 0,5-5 cm d'envergure. Les excroissances sont composées de tissus du champignon hôte, la Collybie des chênes (Gymnopus dryophilus); elles peuvent se produire sur le chapeau, les lames ou le pied.

Spores:  elliptiques-allongées à cylindriques, hyalines, 6-9 x 1,5-2,3 µm.

Habitat:  En masses ressemblant à des tumeurs sur la Collybie des chênes. Sa période de croissance est la même que celle de son hôte, soit de la fin du printemps jusqu'en automne. Bien que cette espèce ne soit pas très fréquente, il arrive qu'en certains endroits une forte proportion des Collybies des chênes soient plus ou moins sévèrement infestées. Presque commune pendant un ou deux ans puis rare ou absente pendant plusieurs autres.

Comestibilité:  inconnue.

Commentaire:  Pendant longtemps on a cru que les excroissances gélatineuses constituaient le champignon et pour cette raison l'espèce avait été rangée dans le groupe des trémelles; maintenant  nous savons que la galle des collybies induit son hôte à produire ces excroissances et s'en sert ensuite comme base à son développement.
 
Références: Bar-99 p.109 (d,p) ; Bes-97 p.433 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Lin-81 #564 (d,p) ;  Bibliographie


 
Tremella encephala   Persoon : Fries

Nom français:  Trémelle cérébriforme
Nom anglais:

Fructification:  0,5-2 cm de large, plus ou moins globuleuse ou en forme de coussin largement appliqué sur le substrat, constituée d'une masse gélatineuse, molle, entourant un noyau blanc, ferme; à surface lisse, ondulée, plissée ou cérébriforme, blanchâtre à jaunâtre, beige pâle ou rose brunâtre; à chair gélatineuse, concolore, sauf pour le noyau blanc qui, selon certains auteurs, serait constitué d'un agglomérat d'hyphes modifiées du Stérée sanguinolent.

Spores:  largement ellipsoïdes, lisses, hyalines, 9-10,5 x 7-8,5 µm, avec une excroissance à une extrémité (une sorte de tétine). Basides (hypobasides) subglobuleuses, 13-18 µm, cloisonnées en deux ou en croix longitudinalement, prolongées à une extrémité par deux longues excroissances cylindriques (épibasides) pouvant atteindre jusqu'à 45 µm de longueur.

Habitat:  Sur les troncs morts de conifères, surtout de sapins, toujours en relation avec le Stérée sanguinolent, Stereum sanguinolentum (que l'on aperçoit dispersé autour du spécimen sur la photo), du printemps à l'automne, particulièrement après une période pluvieuse. Rare

Comestibilité:  non comestible.
 
Commentaire:  La photo montre une Trémelle cérébriforme entourée de Stérées sanguinolents, Stereum sanguinolentum, croissant sur un tronc de sapin mort, tombé au sol.
 
Références: Bes-97 p.429 (c) ; Bre-86 #26 (d,p) ; Ger-99 p.672 (d,p) ; Pom-80 p.224 (d) ;  Bibliographie


 
Tremella lutescens  Persoon : Fries

Synonyme:  Tremella mesenterica
Nom français:  Trémelle mésentérique
Nom anglais:  Witch's Butter

Fructification: 1-10 cm, constituée d'une masse gélatineuse, molle, flasque, irrégulièrement lobée ou plissée, souvent cérébriforme, jaune pâle à jaune citrin, jaune d'oeuf ou jaune orangé, sans base différenciée, fertile sur toute sa surface.

Spores:  ovoïdes, 10-16 x 7-10 µm, lisses, hyalines. Conidies ovales-subglobuleuses, lisses, hyalines, 3-5 x 2,5-3,5 µm, apparaissant avant la formation des spores sexuées sur toute la surface de la fructification. Basides subglobuleuses, cloisonnées en croix et portant 4 longs stérigmates. Sporée blanchâtre à jaunâtre.

Habitat:  En masses dispersées ou en amas cérébriformes sur le bois mort de feuillus, en été et en automne. Occasionnel

Comestibilité:  Comestible mais de peu d'intérêt.

Commentaire:  La Trémelle mésentérique pourrait être confondue avec la Trémelle palmée, elle s'en distingue cependant par sa couleur tirant habituellement plus sur le jaune citrin que sur le jaune orangé. De plus la Trémelle palmée croît sur les conifères tandis que la Trémelle mésentérique ne se retrouve que sur le bois de feuillus.
 
Références: Bar-99 p.102 (d,p) ; Bes-97 p.433 (d,p) ; Bre-86 #29 (d,p) ; Des-02 (d,p) ; Ger-99 p.670 (d,p) ; Lin-81 #566 (d,p) ;  Bibliographie


GLOSSAIRE:       A-C       ;       D-F       ;       G-L       ;       M-Q       ;       R-Z 

Retour à la page d'accueil