Sept-Îles, son climat et sa forêt

La ville
Sept-Îles est une petite ville industrielle et minière du Québec (Canada) située sur la Côte-Nord, une région de l'Est du Québec s'étendant de Tadousac à la limite Est de la province sur la rive nord du fleuve (ou du golfe) St-Laurent. Sa population est d'environ 27000 habitants.

 
Son climat
Afin de situer Sept-Îles du point de vue climatique disons que l'hiver y dure six mois, c'est-à-dire que le sol y est couvert de neige en moyenne de la mi-novembre à la mi-mai; si on s'éloigne du fleuve d'une vingtaine de kilomètres alors on peut rajouter un mois de neige de plus. Le printemps et l'automne se partagent les six autres mois de l'année, ... et l'été ? Cette journée-là tout le monde se retrouve à la plage!

Sa forêt
Avec un tel climat vous réalisez sans doute que Sept-Îles est située en forêt boréale, une forêt très fortement dominée par l'épinette noire, Picea mariana, et en proportion moindre le sapin, Abies balsamea et le mélèze, Larix laricina. Il y a plus de 40 ans un important feu de forêt a ravagé la végétation de certaines plaines sablonneuses autour de Sept-Îles. La chaleur étant un élément déclencheur de la germination des graines de pins gris, cela a permis l'émergeance d'une belle forêt qui fait la joie des mycologues puisque le pins gris, Pinus banksiana, développe des mycorhizes avec beaucoup d'espèces de champignons dont d'excellents comestibles.

À ces essences s'ajoutent, en petite quantité mais par endroits relativement abondants, le bouleau blanc, Betula papyrifera, le peuplier faux-trembles, Populus tremuloides, des aulnes et des saules. En quantité encore moindre on rencontre le peuplier baumier, Populus balsamifera, le cerisier de Pennsylvanie, Prunus pensylvanica, l'épinette blanche, Picea glauca, l'érable à épis, Acer spicatum, le cormier (sorbier d'Amérique), Sorbus americana. Il ne reste qu'à ajouter un certain nombre d'arbustes dont la plus part ne dépassent pas deux mètres de hauteur, pour compléter ce tableau.

Vous avez sans doute compris qu'il est peine perdue de rechercher, dans les forêts autour de Sept-Îles, des essences comme le chêne, le hêtre, l'érable, le merisier, le noyer ou le caryer, vous n'en trouverez pas sauf sur certain terrains en ville; même le cèdre (thuya de l'Est), Thuya occidentalis, y est absent.

Ses champignons
Un grand nombre de champignons font des mycorhizes, c'est-à-dire des associations symbiotiques, avec certains arbres en particulier. Si ces essences sont absentes d'une région alors le champignon ne peut s'y développer. En conséquence l'exposé qui précède sur la flore arboricole de la région de Sept-Îles permettra à tout mycologue un peu expérimenté, de se faire une idée sur les espèces de champignons susceptibles d'être rencontrées à Sept-Îles et aussi sur celles qui n'ont à peu près aucune chance d'y pousser, à moins que ce soit sur des terrains en ville où des essences non indigènes ont été introduites lors d'aménagement paysager.


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